Ce matin, j'ai participé au petit parcours de la Lozérienne à la Canourque (48). L'objectif était de trouver un peu de rythme et de juger un peu mon état de forme en ce début de saison. Le départ est donné à 9H30 pour 88 km. Rien à signaler jusqu'au km 55 si ce n'est quelques accélérations successives entre Saint-Enimie et la Maleine. Le rythme est relativement modéré et je reste vigilant pour me maintenir dans les 10 premières places du peleton. Ce dernier arrive groupé aux Vignes avant d'aborder la principale difficulté du parcours. Dès les premières rampes, deux mecs prennent quelques longueurs d'avance. Je ne fais pas l'effort, de peur de me mettre "dans le rouge". Je monte à mon rythme, aux alentours des 180 pul/min et j'amène dans ma roue 5 autres bonhommes. Le sommet franchi, on se met à rouler pour rentrer sur les deux hommes de devant. C'est chose faite au bout d'une petite dixaine de km d'effort. Et là, on apprend qu'il y a un mec devant à une minute. Ce dernier s'est échappé dès les premiers km et presque personne s'en ai aperçu. Je prends deux ou trois relais appuyés mais je m'aperçois que les gars ne sont pas trop motivés. Tampis ! D'ailleurs, trois courreurs nous rejoingnent à leur tour. Dans la redescente vers la Canourgue, je m'aperçois lors des deux premiers virages que j'ai quelques mètres d'avance et je décide de tenter ma chance. Ce choix va vite s'avérer négatif. En effet, je suis repris à moins d'un km de l'arrivée et je me retrouve dans l'incapacité de disputer le sprint pour la seconde place, échouant à la 8e place. Erreur de triathlète ! :-) J'accroche néanmoins le podium de ma catégorie d'âge (18-29 ans).
Bilan :
Je suis un peu déçu de ma course car j'ai l'impression que j'avais les jambes pour faire un peu mieux. Il me semble que je suis plus en forme que l'année dernière à la même époque, ce qui est de bonne occure pour les objectifs qui arrivent. Cependant, je vais devoir mettre un peu plus l'accent sur la cap, discipline dans laquelle les sensations ont du mal à revenir après la coupure ski de cet hiver.
Après le désistement du club de Cournon, nous aurons bien l'opportunité de participer à le 1/2 finale sud de la D3 Triathlon le 30 juin prochain à Manosque.
Nous pourrons également défendre les couleurs de Clermont Tri sur la 1/2 finale sud de la D3 Duathlon à Rodez à la fin du moi. Nous prendrons le départ à trois : Bertrand, Valentin et moi-même. Autrement dit, nous n'aurons pas le droit à la moindre erreur ou au moindre problème si l'on veut conserver toute nos chances de participer à la finale.
Enfin, je serais mardi matin au départ de la Lozérienne, cyclo de 88 km dans les Gorges du Tarn. L'objectif sera de trouver un peu de rythme en cette période de préparation où j'essaye d'engrager les km et heures d'entrainement.
Ce dimanche avait lieu le traditionnel triathlon de Vichy qui a pour coutume d'ouvrir la saison du triple effort en Auvergne. Une importante délégation de Clermont Tri avait fait le déplacement chez nos voisins élavérins (habitants du département de l'Allier). Il s'agissait d'une course en contre-la-montre individuel. Les départs furent donnés toutes les 30 secondes à partir de 14 h selon les temps d'engagement sur 700 m de natation en bassin de 50 m. Les 20 km qui composaient le parcours vélo étaient relativement plat. A l'exception d'un bon talu et de l'arrivée en montée, j'ai tout effectué sur le grand plateau. En revanche, la chaussée était par endroit humide et salle (terre, branches, fueilles) en raison des récents orages et des averses à répédition. De plus, le vent soufflait assez fort, rendant certaines sortie de virage particulièrement délicates à négocier !!! La course à pied consistait à effectuer un aller-retour composé d'une bosse et une ligne droite interminable avec le vent de face.
L'objectif
L'objectif principal sur cette compétition résidait dans l'obtention de notre ticket pour la 1/2 finale (zone sud) de triathlon qui se courra le 30 juin prochain à Manosque (04). Il nous faudrait pour cela terminer dans les deux meilleures équipes. La course se déroulant sur un contre-la-montre, le classement sera effectué par le cumul des 3 meilleurs temps de 3 meilleurs triathlètes de chaque équipe.
Ma course
Je m'élance pour effectuer mes 700 m de natation à 15h34. Je me suis engagé sur un temps prévisionnel de 10 min 20. Je suis à peu prés dans l'allure quand ma puce électronique se détache de ma cheville gauche aux alentours des 250 m. Je stoppe un instant mon effort avant de continuer sans puce. Cet incident va me perturber jusqu'à l'arrivée avec l'angoisse de ne pas être classé. A la sortie de l'eau, dans la remontée vers le parc à vélo, je jette un coup d'oeil à mon chrono qui entre dans sa 11e minutes : je suis en retard sur mon tableau de marche ! Après la première transition de l'année pas trop mal négociée, je m'élance sur la partie cycliste. Les jambes semblent au rendez-vous. Je remonte pas mal de concurrents partis devant moi tout au long du circuit et je ne butte pas trop contre le fort vent de face sur la dernière portion. Je réalise le 4e temps de la discipine en 35 min 45 à 1 min 38 du 1er chrono à mettre à l'actif du triathlète de Cournon Sebastien Moreau. La course à pied sera très dure musculairement. Je ne trouverais jamais de bonnes sensations. Cela s'explique en partie par l'absence d'enchainements dans ma préparation jusqu'à maintenant. J'effectue le 10e temps à 2 min 41 du premier chrono. A peine la ligne franchie, je me dirige vers les chronométreurs pour les avertir de ma perte de puce. Heureusement, le chronométrage électronique est toujours secondé par un chronométrage manuel et je serai donc bien classé. Je signe la 8e performance en 1h05min29 à 3 min 09 du vainqueur du jour Alexis Regerat de Montluçon Triathlon.
Résultats :
1er : Alexis Regerat, Montluçon Triathlon en 1h02min20
2e : Victorien Lafargue, Montluçon Triathlon en 1h02min45
3e : Sebastien Moreau, Cournon Triathlon en 1h02min51
8e : Benjamin Cayroche, Clermont Triathlon en 1h05min29
15e : Bertrand Rodarie, Clermont Triathlon en 1h07min23
23e : Valentin Mayet, Clermont Triathlon en 1h09'07
L'équipe
Comme prévu, l'équipe féminine de Clermont Tri se qualifie sans problème pour la 1/2 finale en signant la meilleure performance collective.
Pour nous, les choses s'avèrent un petit peu plus compliquées. On signe avec Bertrand 15e, Valentin 23e et moi-même 8e la 4e performance collective derrière les clubs de Montluçon, Cournon et Billon.
Résultats :
1er : Montluçon Triathlon en 3h10min43
2e : Cournon Triathlon en 3h17min15
3e : Billon Triathlon en 3h19min19
4e : Clermont Triathlon en 3h21min59
Le club de Montluçon Triathlon, déjà en D2 n'entre pas en ligne de compte pour l'attribution des deux tickets auvergnats pour Manosque. Nous sommes donc théoriquement exclu de la 1/2 finale pour 2min40 (temps qui nous sépare de Billon 3e). Néanmoins, le club de Cournon n'a pas fait part à la ligue de sa volonté de se qualifier pour Manosque. En cas de désistement, il reste donc une chance d'accompagner les filles dans le sud mais cela ne dépend plus de nous. Notre destin est maintenant dans les mains des cournonnais.
AFFAIRE ENCORE A SUIVRE !!!
Comme je l'ai mentionné dans mon précédent article, j'ai passé la fin de semaine dernière aux alentours du petit village de Cornillon-Confoux, situé à quelques km de l'Etang de Berre dans le département des Bouches du Rhône. Ce dernier accueillait les championnats universitaires de cyclisme sur route. J'ai effectué le déplacement avec un copain de fac. Nous l'appellerons Jean-Maurice par souci de respecter son anonymat !
Jeudi 19 avril
Après les quatre heures de route qui nous ont mené de Clermont à la méditerranée, nous décidons d'aller rouler une quarentaine de km, histoire de dégourdir un peu les jambes tout en reconnaissant les parcours des courses à venir : l'aller-retour de 12 km, support du CLM et le circuit de 8,65 km, support de la course en ligne.
Vendredi 20 avril
Après une bonne nuit de sommeil, nous allons récupérer nos dossards à la mairie de Cornillon. Jean-Maurice jette au coup d'oeil à la liste des engagés et je vois son visage se décomposer : "On va prendre cher !" me glisse-t-il à l'oreille. En effet, une grande majorité des inscrits sont des courreurs de 1ère catégorie. On va pouvoir se confronter à de "vrais cyclistes" !
Après un repas léger, on se dirige vers le départ du chrono pour préparer les vélo et se reposer un peu. Le premier départ est prévu à 14 h et nous somme parmi les premiers à nous élancer. La parcours se compose d'un aller-retour de 12 km relativement plat (a peine 100 m de dénivelé). A 45 minutes du départ, nous partons nous échauffer quand les entraîneurs commencent tout juste à sortir des camions les beaux vélos de chrono et à les installer sur les home-trainers. Après une trentaine de minutes de montée en température, je passe rapidement à la voiture déposer mes affaires avant de me diriger vers le podium. Je dit "merde" à Jean-Maurice qui partira quelques minutes après moi.
Je m'élance sur le circuit à 14h11 après les 8 filles et les trois premiers mecs. Je lance ma machine tant bien que mal et je me positionne sur mon prolongateur. J'éprouve des difficultés à me concentrer sur mon effort et mon rytme est quelque peu haché avec une alternance de points forts et de points faibles. Lors du demi-tour, je m'aperçois que j'ai repris du temps à mes prédéceseurs. Je double le concurrent parti juste devant moi à mi-parcour du retour, juste avant de croisé Jean-Maurice qui m'encourage. Je boucle finalement les 12 bornes en 16 min 58 à 42,1 km/h de moyenne. La course se gagnera un peu plus tard en 14 min 38 à plus de 48 km/h de moyenne.
Résultats :
1er : Lebeque Kévin, Amiens, 14 min 38
2e : Le Coguic Fabien, Rennes, 14 min 54
3e : Pijourlet Kévin,Grenoble, 14 min 55
54e : Cayroche Benjamin, Clermont, 16 min 58
69e : Jean-Maurice, Clermont, 18 min 13
Samedi 21 avril
Le samedi était le jour de la course en ligne. Nous devions effectuer 12 fois un circuit de 8,65 km autour de Cornillon. Ce dernier se composait d'une descente derrière laquelle il fallait enchaîner une grosse relance, d'une portion plate avec vent dans le dos, d'une épingle, d'une deuxième portion plate avec vent de face, d'une bosse de 1 km pour arriver au bouclage.
Le départ est donné à 14 heures. Le premier tour est très rapide. Pas habitué à rouler en peloton, je me retrouve rapidement à l'arrière de celui-ci. Dans la bosse du premier tour, j'e suis déjà dans le dur mais je m'accroche pour basculer dans le paquet. Juste après la descente, je perds quelques mètres et je vois le peleton s'éloigner. C'est pas possible d'être déjà lâché ! Je m'emploie rapidement avec un autre gars pour rentrer dans les voitures grâce aux ralentissements successifs des mecs de devants qui roulent par à coup. Jean-Maurice, plus à l'aise que moi pour lever le coude... euh pour jouer des coudes tente de me replacer avant la bosse ou il va malheureusement exploser ! Je parviens, quant à moi à m'accrocher pour un troisième tour qui sera effectué à une allure plus raisonnable. Lors du 4e tour, je suis a niveau décrocher juste après la descente. Deuxième alerte ! Je réussis une nouvelle fois à recoler grâce à une entente parfaite avec une dixaine de mecs dans la même situation que moi. Je réussis à rester dans les roues durant le 5e tour avant d'être une fois pour toute décrocher en l'entame du 6e. Je me retrouve alors derrière le peleton en compagnie des 2e et 3e filles qui sont parties lors du bouclage du 4e tour. Je trouve en leur compagnie une nouvelle source de motivation : leur donner un coup de mains afin d'éviter que le peloton nous prennent un tour et ramène par la même occasion des filles de derrière. Mission accomplie puisqu'on ne verra personne revenir. Néanmois, il s'en est fallu de peu puisque je boucle les 12 tours en 2h41min24 à 14 minutes pile de la tête de course.
Résultats :
1er : Antz Jean-Edouard, Aix-Marseille, 2h27min24
2e : Boutville David, Rouen, 2h27min24
3e : Teychenne-Coutet Mathieu, Grenoble, 2h27min29
79e : Cayroche Benjamin, Clermont, 2h41min24
Jean-Maurice : Abandon ! :-)
Dimanche 22 avril
Nous avons effectuer une sortie de 110 km afin de profiter au maximum du soleil avant de retourner dans le froit clermontois. Voilà qui conclut bien ces deux semaines de vacances dont l'objectif était d'avaler un volume d'entrainement important avant les échéances à venir en triathlon.
Pour finir, je me suis aperçu sur ces deux jours de compétition que la distance qui me sépare des "pures" cyclistes est très importante. Néanmoins, je pense qu'il convient de pondérer ces mauvais résultats par le fait que je viens juste de reprendre le vélo et que je me suis présenter au départ des courses avec tout juste 800 km au compteur.
Cette première semaine des vacances d'avril a été l'objet d'un triathlon long de 14 km de natation, 550 km de vélo et 25 km de course à pied effectués au cours d'une semaine de stage avec mon club de Clermont Triathlon à Fréjus-Saint-Raphaël. Les séances d'entraînement ont été élaborées par George (vélo et course à pied) et "Paupau" (natation). Les séances de natation ont été orientées vers une préparation spécifique pour le cours en raison des futures échéances de la D3 triathlon et duathlon.
Voici un petit bilan rapide pour les amateurs de chiffres !
Dimanche 08 avril
Vélo : 40 km / 1h30 / Récup
Lundi 09 avril
Natation : 4000 m / 1h30 / (Echauffement, test 400 m départ dans l'eau : 5 min 50 sec, 20x100 cr pull allure 2, Récup)
Vélo : 106 km / 4 h / Endurance
Mardi 10 avril
Natation : 3500 m / 1h15 / (Echauffement, Travail Technique, Série : 20x50 cr (5 en 45 sec R=10 ; 5 en 40 sec R=20 ; 5 en 43 sec R=10 ; 5 à fond ! R=30) ; Hypoxie, Récup)
Vélo : 54 km / 2 h / Chrono : 19 km - plat - vent de face au retour - 29 min 10 sec - 39 km/h - FC moy = 180
Mercredi 11 avril
Cap : 13 km / 1 h / 3x2 km R=1 min 30 (1 allure 42 (8 min 35, FC moy = 161) - 1 allure semi (7 min 37, FC moy=175) - 1 allure 10 (7 min 05, FC moy=183))
Vélo : 67 km / 2h30 / Récup
Jeudi 12 avril
Natation : 3100 m / 1h15 / (Echauffement, 4x25 vite + Hypoxie, 10x50 en 40 sec R=10, Récup)
Vélo : 98 km / 3h45 / Chrono : 16 km - D+ = 300 m - fort vent de face au retour - 29 min 40 - 32,4 km/h - FC moy = 176 - FC max = 189
Vendredi 13 avril
Natation : 3500 m / 1h15 / (Echauffement, Série 1 : 2x100 allure 2+ (1min30) + 6x50 allure 3 (42 sec R=8), Série 2 : 2x(2x50 en 37sec dep minute +150 allure 2+ en 2min15 + 50 souple), Série 3 : 4x50 (1 15 m au carton, 1 20 m au carton, 1 25 m au carton, 1 30 m au carton) + 4x50 idem départ plongé, Récup)
Vélo : 46 km / 1h45 / Récup
Samedi 14 avril
Vélo : 128 km / 5 h / Sortie longue écourtée en raison du temps médiocre (5 h de vélo SOUS LA PLUIE !)
A peine de retour, je reprends le chemin du sud jeudi prochain pour participer aux championnats de France Universitaire de cyclisme qui ont lieux à Cornillon-Confoux, à côté de Salon-de-Provence. Au programme : un CLM de 23,8 km le vendredi et une course en ligne 103 km le samedi (12 tours de 8,65 km). Vacances chargées !
Le club de Clermont Triathlon a mis en place cette année deux équipes, une féminine et une masculine pour participer à la D3 triathlon et duathlon.
Le championnat de France des clubs de triathlon D3 se déroule sur le format critérium, sur une distance sprint (750 m - 20 km - 5 km). Il est composé de trois étapes : une sélection au niveau de la Ligue, deux 1/2 finales (zone nord et zone sud) et une finale. Les équipes sont composées de maximum 5 concurrants et seul les trois premiers triathlètes de chaque équipe sont comptabilisés pour le classement final (cumul des places).
L'épreuve sélective au niveau de la ligue auvergne aura lieu le 29 avril prochain à Vichy. Les deux premières équipes féminines et masculine seront qualifiées pour la 1/2 finale. Le triathlon de Vichy se disputant sur un format CLM, le classement sera établi par le cumul des temps des trois meilleurs triathlètes de chaque équipe.
La 1/2 finale de la zone sud aura lieu le 30 juin à Manosque (06) et la finale se déroulera à Betton (35) le 8 septembre prochain.
L'équipe féminine ne rencontrera à priori pas de problème pour accéder à la D2, vu le niveau et l'expérience des protagonistes. Cela n'est pas le cas des garçons probablement handicapés par la faiblesse de leur natation. C'est pourquoi, nous participerons également, si notre dossier est accepté par la ligue, à la 1/2 finale sud de la D3 duathlon à rodez. Les modalités de course sont identiques à celle du triathlon. Nos chances d'accession à la finale qui se disputera à Metz le 29 août et même d'obtenir notre billet pour la D2 duathlon sont réelles.
La première page de l'aventure D3 s'écrira le dimanche 29 mai à Vichy avec pour objectif la qualification pour la 1/2 finale de la zone sud. Il serait domage de laisser partir les filles toutes seules à Manosque !
Affaire à suivre...
Ce matin, je chaussais les skis pour la dernière fois de l'année afin de participer à une ultime compétition organisée par le club nordique des crêtes du Forez. A quelques jours du printemps, c'est avec un temps hivernal, digne d'un mois de décembre qui nous a accueilli le col des Supeyres. En effet, une dixaine de cm de neige est venu recouvrir la piste pendant la nuit : une neige cependant très humide qui a rendu les conditions de skis particulièrement difficile avec des appuis fuyants.
Après avoir fait plus de deux heures de route pour épingler un dernier dossard avant de ranger les skis, j'entend, à quelques minutes de départ des conversations particulièrement éloignées de l'idée que je me fais du sport. Certains concurrants semblent vouloir s'arranger pour effectuer une "course à points". Qu'est ce qu'une "course à point"? Rassurez-vous, avant aujourd'hui, je ne connaissait pas ce genre de chose. Le principe est pourtant très simple : il s'agit de rester grouper le plus longtemps possible voire jusqu'à l'arrivée, afin que les écarts soient le plus réduit possible et que l'ensemble des concurrants se voient attribuer un nombre de points course relativement faible. (Pour mieux comprendre le mode de calcul des points, se réferer à l'article "Réglements points ski de fond" dans l'onglet "Divers")
Revenons à la course. Le départ est donné vers 9h30. Le parcours consiste à enchaîner 3 boucles de 5 km. Au milieu du premier tour, Colin Clère, un junior du Comité d'Auvergne accélère le rythme. Nous sommes alors très vite que 4 à parvenir à suivre l'allure dont Paul. La "course à points" semble alors tomber à l'eau. Cependant, j'éprouve beaucoup de difficulté à me "mettre dedans", perturbé par l'état d'esprit qui entoure cette matinée. De plus, j'accuse un peu le coup des dernières compétitions. Bref, tout ça pour dire que je suis dans l'impossibilité de suivre Colin qui nous prend régulièrement du temps. A 2 km de l'arrivée, je passe en tête de groupe et j'essaye d'accélérer mais tout se passe comme si j'étais bridé. Alors que j'avais presque oublié la fameuse "course au point", cette dernière resurgit à quelques mètres de l'arrivée quand Colin, sous l'influence de certains concurrents, décide d'attendre une trentaine de secondes avant de déclencher la cellule. Je passe la ligne à mon tour, juste derrière lui, sans que mes adversaires me dispute la seconde place... Une seconde place au goût amer ! Une course comme je ne veux plus en vivre !
Je conclurai mon "coup de gueule" par une question : Quel intérêt de posséder 80 points quant on en vaut 120 ?
La saison hivernale touche à sa fin. Place maintenant à un peu de repos (et de travail scolaire !) avant de resortir le short...
Ce week-end fut l'objet de mon premier et certainement dernier déplacement hors du Massif Central de l'hivers. C'est en compagnie de Paul (Laurès) que nous avons pris la route vendredi soir, direction la charmante station de la Féclaz pour participer à deux courses : un 30 km classique le samedi et un 30 km libre le dimanche.
30 km classique : un fartage un peu trop ambitieux !
Décidemment, le classique ne sera pas le point possitif de ma saison. Après la "fringale" du Forez et le rendez-vous manqué avec la "capa", cette troisième course ne m'a pas plus réussi. Nous avont été probablement les deux seuls courreurs à s'élancer sur ce 30 km à la poucette (ground + multigrade + weiss pour les spécialistes). Ce choix s'est très vite avéré négatif et aura raison de moi aux alentours du 8e kilomètre. Paul, beaucoup plus persistant, terminera la course à une très honorable 21e place, étant donné l'écart d'accroche qui le séparait des autres concurrants.
30 km skate : Rentabiliser le week-end ?
Après ma course manquée de la veille, je me devais de réaliser une bonne course afin de ne pas quitter la Savoie trop frustré. Mon départ est encore beaucoup trop timide. Je me fais enfermé puis j'évite de peu la chute collective, ce qui va me contraindre à d'énormes efforts pour me positionner dans les premières positions. Au bout de 5 km, je parviens à recoller aux hommes forts dont je ferme la marche, juste derrière Paul. Cependant, je suis complêtement asfixié quand ces derniers se promènent depuis le début alors qu'une grosse bosse de 2 à 300 mètres (piste d'alpin) se profile devant nous. Cette difficulté me sera fatale. Je perd quelques longueurs sur les mecs de devant et je décide de me relever un instant, jusqu'à ce que Loïs Lagniet du Forez et un autre gars me rejoingnent. On se relait à trois sur une bonne partie du circuit mais on a tendance à s'endormir, ce qui permet à un groupe de 6 amené par Sylvain (Malgouyres) de revenir. J'éprouve quelques difficultés à me remettre dans l'allure puis les sensations reviennent doucement même si mon départ ultra-rapide me restera en travers jusqu'à l'arrivée. A 5 kilomètre du but, Loïs accélère le rythme. On n'est plus que 6 dont la première féminine. On arrive à 6 pour la 11e place mais je ne m'initie pas vraiment dans les débats pour fermer la marche du groupe à la 16e place. Paul réalise sans doute la meilleure course de sa saison. Il arrive au sprint pour la 6e place en compagnie de 4 courreurs et termine finalement 8e.
Le Ski Club Margeride était très bien représenté sur la course puisque ce n'est pas moins de 5 bonhommes qui ont pris le départ : Paul, Sylvain et Loïc (Malgouyres), Gilles (Couston) et moi-même.
Résultats :
1 - Millereau Jérémie en 1 h 13 min 31 sec
8 - Laurès Paul à 3 min 43 sec
12 - Malgouyres Sylvais à 6 min 27 sec
16 - Cayroche Benjamin à 6 min 32 sec
27 - Malgouyres Loïc à 8 min 39 sec
Je participerait sans doute le week-end prochain à une ultime course dans le Forez.
De retour du Jura où je viens d'échouer au test de capacité technique du brevet d'état, je m'empresse de faire part de mes impressions afin de profiter du pouvoir cathartique de l'écriture.
Après la préformation et le stage de sensibilisation, le test de capacité technique est une étape qui permet d'ouvrir les portes de la véritable formation. Il se compose d'un chrono de 10 km en classique suivie d'une démonstration technique en skating pour les candidats ayant obtenu la note limite de 8/20 lors de la première épreuve. Cette note limite correspond à un temps limite qui est calculé par rapport au temps de référence établi par le meilleur des deux ouvreurs. L'équation est globalement la suivante :
Temps limite = (Temps ouvreur x 25/100) + Temps ouvreur
Un concours de mauvaises circonstances ne m'a pas permis d'obtenir cette note minimale de 8/20, me privant du parcours technique pour une toute petite minute. Tout d'abord, le tirage au sort de l'ordre des départs ne m'a pas épargné en m'attribuant un numéro important. Je me suis alors élancé dans les derniers vers 10h30 quand le premier départ était programmé à 10 heures. Entre nos tests de fartage et mon départ, la neige s'est considérablement réchauffée sur de nombreuses portions du parcours, altérant fortement les qualités d'accroche et de glisse des skis. De plus, les ouvreurs ont réalisés leurs chronos au début, quand la neige était encore froide. Cependant, il serait trop facile de rejetter mon échec uniquement sur des causes extérieures. En effet, je me suis présenté sur cette épreuve dans un état de stress qui était à son paroxysme. Je me trouvais dans un état de tension qui m'a plus fait préjudice qu'autre chose. En effet, dès le départ, je me suis précipité, affolé. Après trois jours à ne rêver que de ski, je n'ai finalement jamais réussi à rentrer dans ma course, à "me faire mal". A cela, il faut sans doute ajouté quelques lacunes techniques dans ce style.
Pour finir, je voudrais dire un grand merci à Benoit Gilly du Pôle Nordic Sport Nature qui m'a accompagné et assisté sur ce déplacement jurassien avec beaucoup d'enthousiasme. Malheureusement, je n'ai pas su exploité cette aide et il ne me reste plus qu'à donné rendez-vous à la "capa" en 2013.
La saison de ski touche à son terme et je compte sur le maintien des championnats d'Auvergne de la semaine prochaine pour tenter de conclure l'hivers sur une note positive.
Cet hivers et celui de tous les records. Après les records de froids, ce sont des températures extrêmement douces qui viennent accélérer un peu plus l'épilogue d'une saison de ski particulièrement triste. Le soleil de ces derniers jours à transformer les pistes en véritable pataugeoire et si ça continue, on ira bientôt plus vite avec des palmes qu'avec des skis.
Après ce petit préambule d'un fondeur en dédresse, place au sport car c'est bien des skis que nous avions aux pieds ce week-end à la Tour d'Auvergne qui accueillait les championnats de France Master sur le site de la Stèle. J'ai accompagné les anciens du "team Nordic Sport Nature" que sont Jacky, Bernadette et Benoit pour qui "ancien" est un bien grand mot dans la mesure où on est vétéran à partir de 30 ans en ski de fond. Personnellement, j'attendrai 40 ans ! Super week-end de Jacky qui se classe 5e au scratch et 3e V5 du classique, 7e au scratch et 3e V5 du libre, 4e au scratch et 2e V5 de l'ensemble des deux courses. En style libre, Bernadette devient championne de france V4 et Benoit vice champion de france V1.
Quand à moi, j'ai profité de ce week-end auvergna pour participer à un duathlon blanc organisé sur le même site grâce à la superbe initiative du club de l'étoile des montagnes. Le parcours se composait de 7 km de trail dans la neige à enchainer avec 8 km de ski de fond. J'effectue la partie à pied avec Romain Daumas de Vichy Triathlon. On boucle les 7 km en 35 minutes avant de s'élancer sur la parcours de ski où je prends logiquement les devants, beaucoup plus à l'aise techniquement pour m'imposer avec un peu plus de 2 minutes d'avance.
Résultats :
Benjamin Cayroche 0h58'58'' (35'16 + 23'42)
Romain Daumas 1h01'08 (35'04 + 26'03)
Guillaume Fournier 1h02'16 (36'41 + 25'35)
Nous étions une très belle délégation de Clermont Tri sur cette course puisque Steph et Mika termine 9e exéco, Bertrand 13e, Guillaume 18e, Léo 24e, Sandrine 3e féminine, Claire 4e et Sandrine (de Steph) 2e relais féminin. Après la remise des prix, nous nous sommes retrouvés pour un petit repas club très sympathique dans un resto de la Tour d'Auvergne.
Enfin, pour finir ce tour d'horizon de la planète ski lozérienne, notons que Paul rendre dans le top 20 du Marathon de la Clarée à moins de 10 minutes de la tête. Sylvain et Loïc Malgouyres se classent respectivement 31 et 35e.

Ce week-end, j'ai participé au marathon du Mézenc qui ne comptait en réalité que 30 km. 30 km cependant compliqués dans la mesure où ils comptaient pas moins de 550 m de dénivelé positif. Il s'agissait de parcourir deux fois une boucle de 15 km composée globalement :
- d'une première bosse,
- d'un long faux plat descendant se terminant par une descente,
- d'une succession de deux bosses entrecoupées par un faux plat montant,
- d'une longue descente,
- d'une petite montée pour rejoindre un long faux plat montant se terminant par la difficulté la plus abrupte du parcours,
- d'une descente rapide
- de la remontée vers le bouclage ou l'arrivée.
Le départ est donné à 10 heures sur une piste qui se resserre assez rapidement. Je suis un peu géné par quelques concurrents que je dois doubler. Au terme de la première bosse, je suis à quelques longueurs d'un quatuor de tête composé des foréziens Baptiste Tardy et Loïs Lagniet, de Benoit Gilly et de Colin Clère (engagé sur le 20 km). Je décide de faire l'effort pour recoller sur le plat, ce qui est chose faite deux km plus loin, juste avant d'aborder la descente. Malheureusement, je paye rapidement mes efforts puisque je suis décroché à nouveau dès la pente s'élève. Je perd alors régulièrement du temps. Lorsque je prend un écart au niveau du faux plat montant, je suis à une grosse trentaine de secondes. C'est là que je sens revenir un concurrent de l'arrière. Je reste devant pour aborder la principale difficulté du parcours et lorsque je m'écarte pour le laisser passer au sommet je m'aperçois que le bonhomme à en fait une longue natte ! Merde alors ! Tampis, je me cale dans les skis de cette fondeuse américaine qui fait partie de l'équipe nationale de Ski Orientation et on boucle le premier tour ensemble. On se relait une bonne partie du second : elle sur les faux-plats et moi dès que la pente s'élève. L'écart avec les mecs de devant n'est pas si important que cela. On les aperçois sur les portions découvertes. Je prend un autre écart au moment du demi-tour, juste avant d'aborder le long faux-plat et on est à un peu plus de 2 minute de la tête. Je laisse le soin à mon adversaire de mener l'allure sur cette portion tout simplement parce que je ne le peux pas. Ensuite, juste avant d'attaquer la dernière difficulté, j'accélère un peu pour la décrocher et finir tout seul avec une petite vaingtaine de seconde d'avance.
Jacky : "Alors, t'as eu chaud aux fesses benj !" ...
Résultats
1 - Baptiste Tardy 1 h 29 min
2 - Loïs Lagniet à 20 sec
3 - Benoît Gilly à 1 min 28
4 - Benjamin Cayroche à 2 min 49
5 - Alison Crocker (USA) à 3 min 12
Etape 1 : L'erreur est nécessaire aux apprentissages !
Dimanche 5 février dernier, j'étais au départ du 20 km classique du Marathon du Forez sous un magnifique soleil. Devant les températures sibériennes de ces deux dernières semaines, j'avais décidé de farter mes skis la vieille, bien au chaud dans la cave d'un copain clermontois. Choix judicieux :l 'accroche est très bonne et je n'ai besoin de faire aucune retouche. Le départ est donné peu avant 10 heures et nous sommes une vaingtaine de classiqueurs à nous élancer sur les 20 km du parcours. Très vite Paul (Laurès) qui affectionne particulièrement ce style prend les choses en main. Je prends un départ très moyen. Géné par les fermetures de mes chaussures qui s'ouvrent, je me retrouve à quelques longueurs des premiers. Pas terrible ces chaussures ros...nol ! Je double trois skieurs pour me retrouver troisième à quelques mètres de Loïs Lagnet déjà légèrement distancé par Paul. Je garde mes deux prédécsseurs en point de mire jusqu'aux alentours du 15e kilomètres où je suis victime d'une hypoglycémie (alors que je vient de "sauter" le ravito !). Les 5 derniers kilomètres sont terribles dans la mesure où je vais perdre près de 4 minutes sur Paul et Loïs et me faire radicalement déposer par Damien Chanal et Mathias Laroche,.Totalement impuissant, je ne pense qu'à une seule chose : manger !
Résultats :
Paul en 1 h 01 min 43 sec
Loïs Lagnet à 1 min 34
Damien Chanal à 4 min 18
Mathias Laroche à 5 min 23
Benjamin Cayroche à 5 min 23
La course s'est courue en un peu plus d'une heure, ce qui fait un peu long sans apports énergétiques, surtout quand le déjeuné remonte à 6 heures du matin et que le mercure est en-dessous de -10°C. C'est comme cela que j'explique ma "fringale". Je pense que s'il peut être envisageable de ne rien prendre à boire pour une course de 1 h, mon erreur repose sur la non ingestion de sucres lents (sous forme solide ou liquide) juste avant la avant la course et/ou pendant l'échauffement.
Etape 2 : Si la glisse ne fait pas le bonheur, elle y contribue fortement !
Dimanche dernier, j'étais dans le Cantal pour disputer le grand prix du haut Cantal (15 km libre en chrono). Après avoir testé mes deux paires de skis fartées la vieille, je pars m'échauffer avec ceux qui glissent le moins. Je suis le vaingtième à m'élancer et je prends mon temps. Je me presse tellement pas que lorsque j'arrive à la cellule de départ, il reste que deux courreurs à partir devant moi. Autrement dit, il me reste une minute pour me déshabiller, changer de skis et faire pipi. Impossible ! Tampis pour le pipi et les skis, je me désabille le plus vite possible et je pars avec mes skis d'échauffement. Après cette crise spatio-temporelle, je mets quelques minutes à rentrer dans la course. Le parcours est composé d'une boucle de 7,5 kilomètres à effectuer deux fois. La boucle se compose d'une montée, d'un passage dans un cirque et d'une longue descente. Au sommet de la première bosse, j'ai quasiment rattraper mon décalage sur mes deux prédécesseurs. Je maintiens l'écart dans le cirque avant de reperdre quasiment tout le temps gagné en deux kilomètres de descente, complêtement planté sur la neige (par rapport aux autres). Alors que je m'emploie en pas de deux vitesse élevée, je vois le fondeurs de devant filer dans les traces en position de recherche de vitesse. Cela fait un peu râler ! Frustré, je reviens sur Mathias Laroche, parti 1 minute devant mois peu après le bouclage avant de remonter à nouveau mon décalage de 30 secondes sur Guillaume Fournier. Je reste dans ses skis pendant le passage du cirque avant de reperdre du temps dans la descente malgrès tous mes efforts. Je m'emploie cependant pour ne pas reperdre la totalité du temps gagné et je termine environ 20 secondes derrière. Si la glisse ne fait pas le bonheur, elle peut donc y contribuer fortement !
Résultats
1 - Yannick Bourseaux en 37 min 57
2 - Pierre Neyret à 1 min 26
3 - Benjamin Cayroche à 1 min 35
14 - Jacques Laures
Enfin, je remercie beaucoup "Yoyo" et ses parents chez qui j'ai passé le week-end. Et puis, la prochaine fois que vous venez me voir avec ton papa "gros Yoyo", n'oublier pas votre dossard !
Ce week-end, je prendrais le départ de mon premier marathon au Mézenc. Il va valoir que je me penche sérieusement sur la nutrition ! ! !
Après l'annulation du Grand Prix de la ville de Clermont, le week-end du 22 janvier (mauvais temps), c'est une douleur au dos (contracture, crise d'hernie discale ?) contractée lors d'un cours de gymnastique effectué le cadre de ma formation universitaire qui m'a contraint de rester au repos le week-end dernier.
J'ai reskié cette après-midi sur une neige fraîchement tombée sur les stations d'Auvergne. Dimanche prochain, je participerai normalement au 20 km classique du marathon du Forez. Cette première course en classique de la saison devrait me permettre de me tester dans cette technique à moins d'un mois du test de capacité technique du brevet d'état (1er mars - Prémanon). Ce dernier se compose d'une épreuve de performance en style classique (10 km) et d'une démonstration tecknique en skate.
Ce dimanche, nous étions une petite délégation du Ski Club Margeride a avoir fait le déplacement sur le massif du Mézenc pour la deuxième compétition de la saison, à savoir Jacques, Jacky, Daniel, Paul, Pierre-Louis et moi-même. La course initialement prévue en style classique s'est finalement dérouler en style libre en raison d'un enneigement limité pour offrir des traces de qualité. Il s'agissait d'effectuer deux boucles de 7,5 km très "casse patte" comptant environ 350 mètres de dénivelé positif.
Le départ est donné en masse à 10 h 30 sous un magnifique soleil. A la sortie des premiers hectomètres, je me retrouve aux alentours de la dixième position, derrière quelques-uns des meilleurs courreurs du Massif-Central présents ce jour. Le rythme est relativement élevé mais je parviens à me fondre dans l'allure dictée par les fondeurs du Forez. Néanmoins, je perd régulièrement quelques mètres dans les relances et les parties descendantes que j'aborde très prudemment. Je parviens à combler l'écart qui me sépare du groupe dès que la piste se réaccentue à la faveur de quelques efforts superflus. Cela dure jusqu'aux trois quarts du premier tour où l'élastique va casser définitivement. En effet, je me laisse un peu trop distancer juste après le plus grosse difficulté du parcours. Avec le recul, je pense que j'ai réalisé à ce moment précis une grosse erreur de concentration dans la mesure où je vais par la suite maintenir l'écart avec mes prédécesseurs durant toute la fin du premier tour et le début du second avant de lâché prise sans doute plus moralement que physiquement. De plus, une petite chute dans un virage glacé vient un peu plus me couper dans l'effort. Je tente cependant de me remobiliser et de m'employer pour limiter l'écart temporel avec mes adversaires que j'ai toujours en point de mire sur certaines parties du circuit.
Au final, je termine à une belle huitième place à un peu plus de 2 minutes des deux vainqueurs execo (Colin Clère et Olivier Coupat) et à environ une minute et demi du groupe de chasse duquel Paul n'a pas réussi à s'extirper malgré une légère supériorité physique. Malgrè une petite déception, je pense quand même que j'étais un peu inférieur à mes adversaires et je termine donc à ma place. Cependant, il est difficile à accepter psychologiquement de faire l'élastique "à l'envers" c'est-à-dire d'être décroché sur les parties à profil descendant et de revenir dans les montées. C'est pourquoi, s'il y a quelque chose à retenir de cette course, c'est bien l'importance primordiale des relances, particulièrement sur les courses en ligne où le rythme est souvent irrégulier et où il est important de rester au contact des autres. Point positif : je sens que j'ai réduit l'écart avec les meilleurs courreurs régionnaux et il me tarde les prochaines courses pour confirmer mon impression.
Résultats de la course :
1 - CLERE Colin et COUPAT Olivier en 41'05"
3 - TARDY Baptiste à 39"
5 - LAURES Paul à 40"
8 - CAYROCHE Benjamin à 2'10"
15 - RIBEYRE Jacky à 5'35"
18 - RIXTE Daniel à 8'01"
25 - LAURES Jacques à 11'53"
30 - DAUDET Pierre-Louis à 18'24"
Le week-end prochain, quelques courreurs du club seront à Autrans pour participer aux épreuves de la Foulée Blanche, première étape du Grand Prix auquel participe Paul et support du Nordic Challenge. Pour ma part, je courrai en Auvergne.
En dépis des conditions d'enneigement moyennes, le Ski Club de Besse a maintenu sa course ce dimanche grâce à un gros travail et des coups de pelle pour proposer une piste de 3 km plus que correcte aux courreurs du Massif Central qui n'avaient pas fait le déplacement sur le Marathon de Bessans. Il s'agissait d'un format de course très ludique composé d'un prologue de 3 km (1 tour) à effectuer en contre-la-montre suivi d'une poursuite de 9 km (3 tours) avec les écarts du matin. La boucle était assez sélective avec une première partie plutôt roulante et une seconde très physique comprenant une succession de bosses avant d'emprunter une longue descente, le tout sur une neige dure et pas facile à skier.
Je suis le second à m'élancer pour parcourir les 3 km du prologue. Sur la première partie, j'éprouve des difficultés à bien me placer sur mes skis, confondant un peu vitesse et précipitation. Je rattrape mon décalage sur le premier à la mi-course dans la succession de petites bosses. Après une descente où je prends très peu de risques, je boucle ces 3 km en 7 minutes et 51 secondes à 13 secondes du meilleur temps réalisé par Paul (Laurès) et à 6 seconde du second temps à mettre à l'actif du courreur local, Grégory Russias.
Après un petit tour de récupération et quelques minutes de repos, il est temps maintenant de s'élancer sur les 3 tours de la poursuite. Je m'élance donc 13 secondes derrière Paul et 6 secondes derrière Grèg. Je décide de partir prudemment en soignant ma façon de skier. J'ai mes deux prédécesseurs en point de mire et je reviens régulièrement sur Grèg pour me retrouver dans ses skis lors du bouclage. Ensuite, je fais un peu l'accordéon sur les portions descendantes dans la mesure où je glisse un peu moins bien que lui. On boucle le second tour ensemble. Peu après le bouclage, à la faveur d'un faux-plat montant, je passe devant et j'essaye d'accélérer légèrement. Je reste en tête jusqu'au sommet des bosses mais Grèg est toujours dans mes skis et il me double logiquement dans la dernière descente pour me devancer de 2 petites secondes à l'arrivée. Quant à Paul, il nous à repris un peu de temps puisquu'il gagne la course avec une vaigtaine de secondes d'avance.
En résumé, même si l'on trouve toujours à redire à la fin d'une course, je suis globalement très satisfait de cette compétition et j'espère progressivement monter en puissance dans les semaines qui arrivent, à condition que la neige me le permette !
Normalement, je devrais participer au championnat de Hoite-Loire disputé à priori sur un 15 km en style classique, dimanche prochain au Mézenc.
Résultat de la course:
1 - Paul Laures, Ski Club Margeride
2 - Grégory Russias, Ski Club Besse
3 - Benjamin Cayroche, Ski Club Margeride
5 - Jacky Ribeyre, Ski Club Margeride
8 - Gilles Cornet, SNAT Langogne
16 - Benoît Corent, SNAT Langogne
17 - Daniel Rixte, Ski Club Margeride
Résultats complets sur le site de la FFS.
Malgré un enneigement limité sur les monts de la Margeride, j'ai quand même pu effectuer deux semaines volumineuses en ski avec un peu plus d'une trentaine d'heures au compteur dont 17h30 en style classique et 15h45 en style libre. Histoire de reposer un peu les "ski cailloux", nous avons réalisé avec Paul et Pierre-Louis deux déplacements à la journée sur les massifs voisins du Mézenc et de Prat-de-Bouc, un peu plus fournis en neige. Avec Paul, nous avons également participé à une course promotionnelle organisée par le Ski Club de Besse en nocturne, ce vendredi 30 décembre. Il s'agissait d'un relais à l'américaine où chaque équipier avait à réaliser 5 tours longs d'un petit km à tour de rôle. On termine second derrière les clermontois Jean-François Valleix et Mathias Laroche, un peu plus en forme que nous. Cette compétition nous a permis de conclure ces deux semaines d'entrainement par un travail un peu plus intensif avant de rentrer dans le vif du sujet hivernal.
J'aurais deux objectifs principaux cette saisons : le test de capacités techniques du brevet d'état qui se compose d'une épreuve de preformance sur un 10 km classique et d'une épreuve technique en style libre et les épreuves du challenge longues distances Massif Central nouvellement créé cette année. Les week-end restants feront l'objet de petites courses régionales sur des distances inférieurs.
La première course de la saison est programmée dimanche prochain sur le massif du sancy. Il s'agira à priori d'une traversée d'une vaingtaine de km en style libre.
Après un peu de repos et une reprise de l'entrainement mi-octobre, j'étais ce week-end du 11 novembre sur les hauteurs de Tignes en compagnie de quelques copains fondeurs. Nous sommes tombés sur trois jours magnifiques pour faire du sport. Grand soleil, ciel bleu, neige froide, autant dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de temps pour la sieste.
Voici un petit résumé des kilomètres et heures avalés durant ces trois jours :
Vendredi 11 novembre :
- 2 h 30 et 34 km de skate sur le glasier (environ 3000 m) le matin
- 1 h 20 de footing en montagne l'après-midi avec le vendre bien rempli et même un peu trop !
- 40 minutes de natation pour dégourdir un peu les muscles après cette première journée bien remplie
Samedi 12 novembre :
- 2 h 25 et 29 km de classique sur le glasier le matin
- 1 h 45 de ski à roulette l'après-middi qui nous à conduit au sommet de col de la Rosière après 20 km et presque 1000 m de dénivelé positif
- 30 minutes de natation pour terminer la journée, histoire de dire que j'ai nagé deux fois dans le week-end
Dimanche 13 novembre :
- 2 h 40 et 36 km de skate sur le glacier ou on tourne sans s'arrêter en se disant toujours "un petit tour de plus" afin de redescendre avec le sentiment que l'on en a profité au maximum !
C'est finalement bien fatigué mais très heureux d'avoir rechausser les skis que l'on quitte le station pour retourner à la vie quotidienne ! En même temps, heureusement qu'il y a le travail pour se reposer un peu !
Après ce premier mois d'entrainement, j'effecturais mon retour à la compétition samedi 19 novembre en participant à la course de ski roue organisée par mon club du Ski Club Margeride.
L'hiver est bien lancé !
Merci beaucoup à Sylvain pour les photos.
Après le triathlon sprint de St-Chély le week-end dernier et le raid LSN (Lozère Sport Nature) où j'ai passé plus de 10 h sur le vélo ou dans mes chaussures à crapuhuter derrière mes partenaires (Renaud et Yannick) qui s'employaient à chercher des balises ou notre itinéraire (Ah, tu rigoles moins petit triathlète quand il ne s'agit plus de suivre un parcours fléché !), j'ai participé ce samedi à ma dernière course de la saison.
En effet, je rentre juste de Villiers-Sur-Loir (Loir-et-Cher) où j'ai participé au championnat de France CD de triathlon. Engagé dans la catégorie Groupe d'Age Sénior 1 (20-24 ans), cette course m'a permis de me mesurer aux meilleurs triathlètes français (et internationnaux). En effet, le départs des élites-U23 et des groupes d'âges séniors étaient communs.
Lorsque j'installe mes affaires dans l'aire de transition, je croise des visages que j'ai plutôt l'habitude de voir dans les magazines. J'enfile la combi et je me dirige vers l'aire de départ située à l'autre bout du lac. La pression monte doucement : les 10 premiers des derniers championnats de France sont appelés à se positionner sur la ligne, puis c'est au tours des autres élites-U23. Quand c'est au tour des GA, je commets l'erreur de me mettre en première ligne quand d'autres choisissent de se glisser derrière les bonnets jaunes, certainement pour attraper la bonne vague. Les arbitres s'écartent, la musique s'arrête, je n'entends plus un bruit... Un coup de pistolet résonne : c'est partit. Curieusement, je ne suis pas trop gêné et je parviens à peu près à poser ma nage. En fait la grosse bagarre a lieu à ma droite quand je respire à gauche! Je m'aperçois à la première bouée (400 m) qu'il y a un gros groupe à une vaingtaine de mètres et que je suis tout seul. j'ai l'impression d'être dernier mais je ne me retourne pas. Je nage pas trop mal et j'ai l'impression de maintenir l'écart avec le groupe de devant que j'utilise pour me diriger. A la sortie à l'australienne, je m'aperçois que je ne suis pas dernier... Ouf! Il reste 750 m à parcourrir et je commence à faiblir. A 300-400 mètres de la plage, un petit groupe de 3 nageurs revient sur moi. On sort ensemble de l'eau et on s'élance tout les 4 sur la partie vélo à déja 6 minutes de la tête de course. L'analyse de mes résultats me montrera qu'il m'a manqué deux minutes pour accrocher le gros du peleton.
Le parcours vélo se compose d'une boucles de 14,5 km à réaliser 3 fois avec une bosse vers le début. Je m'aperçois très rapidement que je suis un peu plus fort que mes adversaires mais le drafting est autorisé et je ne sais pas trop comment gérer ma course. On réalise un 1er tour vraiment lent pour ma part et je commence à être un peu frustré du sénario que prend ma course. Dans la bosse du deuxième tour, j'accélère. Un seul mec parvient à me suivre mais il est à fond et il prend très peu de relais. On revient sur deux gars qui s'accrochent. Dans la bosse du 3e tour j'accélère à nouveau et deux des 3 gars qui m'accompagnent s'arragent encore pour tenir ma roue. Cette montée était vraiment trop courte pour faire des écarts et la descente qui lui succéder permettait de récupérer. Dans la fin de ce 3e tour, je prends des relais un peu moins appuyés en vue de la course à pied qu'on attaque avec plus de 12 minutes de retard.
Les sensations ne sont pas trop mauvaises à l'entamme de cette ultime discipline. Quelques élites me prennent un tour (nous avions trois tours de 3,4 km). Si les 15 premiers sont vraiment au-dessus, la différence d'allure n'est pas énorme avec les autres. Malgré un passage difficile dans le début du deuxième tour, je réalise le 41e temps (en 39'42 quand le vainqueur Vidal met 32'30) et je remonte une poignée de places pour terminer à la 58e position du scratch à près de 19 minutes de la tête. Je fini 14e en GA et 6e en Sénior 1 quand mes 5 prédécesseurs réalisent un moins bon temps que moi en course à pied. C'est la natation qui m'a fait défaut, surtout que l'autorisation du drafting à vélo ne m'a pas permis d'exploiter mon point fort.
La saison touche maintenant à sa fin. 2 courses à pied, 6 cyclosportives, 7 triathlons et 1 raid soit plus de 1000 km et 40 heures d'effort ça usent les souliers, les muscles et les tendons ! Il va falloir maintenant penser à bien se reposer, à faire la sieste, à manger du chacolat et des gateaux... Euh, non, ça c'est d'actualité toute l'année !
PS: Quelqu'un connaitrait-il une solution pour regarder "Sport plus" sur internet ? Il y a un résumé des courses de ce week-end diffusé lundi et mardi que j'aimerais bien regarder.
Samedi dernier, j'ai participé à mon quatrième triathlon de l'année, plus d'un mois après Langogne. La course avait lieu à Saint-Bonnet de Tronçais, petit village perdu dans le département de l'Allier. C'est avec un entrainement un peu léger en ce qui concerne la natation et la course à pied que je me présente au départ.
Les minutes qui précèdent ce dernier sont plutôt stressantes. La température de l'eau n'est annoncée qu'à un petit quart d'heure du coup de siffler et débute alors mon premier triathlon de l'après-midi pour enfiler la combinaison. Le temps est lourd et le degré d'hygrométrie tel que je ne parviens pas à monter ma combinaison tout seul, les mains trempées par la sueur, je dois demander à Charlotte de m'aider.
La natation se compose de deux tours avec une sortie à l'australienne. J'ai du mal à m'orienter et je fais quelques zigzags. Je reste avec un petit groupe et je sors à la 15e position. Après une bonne transition, je suis le 11e à m'élancer sur le parcours vélo. Je me fais doubler par Sebastien Moreau de Cournon Triathlon très rapidement. Je suis alors en train de me ravitailler et je prends rapidement 100 m dans la vue avant de maintenir l'écart pendant une dixaine de km. Dommage car je pense qu'avec un petit peu plus d'attention, j'avais les moyens de me caler dans son sillage. Je remonte sur 4 concurrants avant d'être ralenti par un problème mécanique. Ma roue arrière vient toucher les patins de frein à chaque relance. Après avoir failli me faire découper les doigts dans les rayons, je suis contraint de m'arrêter pour desserer les freins. Je repars et j'essaye de relancer l'allure mais ce début de vélo me laisser quelque peu amer. Après tous les km engloutis cette été, j'espérais un peu plus de ce parcours vélo très roulant. Je boucle le premier tour à la septième position avant de revenir sur deux nouveaux tirathlètes sur la fin du deuxième tour. Je suis donc 5e à l'entamme de la course à pied qui se compose d'un petit tour et de deux grand tours. Très vite, un concurrants revient sur moi. Je m'accroche durant le premier tour mais le rythme est un peu trop soutenu. Cependant, les sensations sont de plus en plus bonnes au fil des km et je réalise un bon dernier tour où j'ai Sebastien Becker en point de mire. Malgrè un dernier km où j'ai tout donné, j'échoue à 4 petite secondes de la 5e place en prenant au passage la 4e temps course à pied.
Bilan : J'ai rssenti pas mal de fatigue sur ce triathlon après un mois d'août plutôt chargé en compétititions. Un peu juste en natation, je réalise un vélo correct malgrès mes soucis mécaniques et la course à pied est plutôt encourageante pour la fin de saison.
Episode 1 : La gévaudane (31 juillet)
Le dimanche 31 juillet dernier, j'ai participer à la gévaudane, course pédestre de 13 km aux alentours de Saugue (Haute-Loire). Objectif de cette compétition : garder le rythme des courses mais aussi me comparer à des spécialistes de la course à pied qui reste mon point faible sur les triathlons. Après un départ un peu trop rapide où j'ai essayé de suivre le rythme des meilleurs, je décide de me caler dans les foulées d'une poignée de gars qui reviennent sur moi. Nous sommes un petit groupe de 5-6 en l'entame de la dernière difficulté (kilomètre 8). Je bascule au sommet avec deux autres bonhommes. Le premier relance bien. On ne le reverra plus. Je réalise la descente avec le second qui me devance à l'arrivée.
Au final, je boucle les 13 km à la 16e place en 53'35" et à 182 pulsations par minutes de moyenne, autant dire que je ne peux guère aller plus vite. Je termine à 7' du vainqueur, David Guilcher, 28e de Marvejols-Mende en 1h20 la semaine précédente. Ce dernier me met donc 7 minutes dans la vue en 13 km de course à pied quand Gregory Bouttier me relègue à moins de 8 minutes sur un triathlon Courte Distance (Triathlon de Saint-Rémy sur Durolle). Morale de l'épisode 1 : il va falloir courir Benben !
Episode 2 : La Pierre Chany (6 août)
En ce samedi 6 août, j'ouvre une nouvelle page cyclo dans ma saison. Au programme : le petit parcours de la Pierre Chany, soit 106 km et 1850 mètres de dénivelé. Après un départ rapide, je manque le bon coup dans la première dificulté où 5 coureurs s'échappent. Je prends quelques relais pour les maintenir pas trop loin mais nous sommes que 4 ou 5 à rouler et ça m'énerve. Je décide alors de faire comme tout le monde et de me mettre un peu au chaud surtout qu'on doit faire face à un fort vent du sud sur la première moitié de course. Un orage nous tombe sur la tête juste avant d'entamer la descente sur le pont d'Alleyras. Je me porte à l'avant pour faire la descente et prendre quelques mètres d'avance avant d'attaquer la plus grosse difficulté de la journée avec la montée de la baraque de Chaumas. L'avance prise dans la descente me permet de bien gérer ma montée. On rattrape un mec de l'échappée matinale. Au somment, nous somme un groupe d'une dizaine. On revient sur un deuxième gars sur le faux plat usant qui mène à Babonès où m'attendent Papa, Lili, Pierre, Nadine, Mémé Jeanine et une rampe d'un kilomètre qui a la bouche ouverte, prête à bouffer tous cyclistes un peu entamés. Malheureusement, je fais parti de cela. Les jambes complêtement tétannisées, je me fais distancer et je passe très énervé devant Papa et Lili. Je relance comme un fou et je me mets à la planche pour tenter de revenir avant Saugue. Je revient tout près mais j'échoue à une centaine de mètres. Je comprends alors que c'est fini pour moi. Je rentre tout seul à Langeac et je termine à la 13e place à plus de 8 minute de la tête.
En analysant un petit peu ma course, je pense qu'il m'a manqué la distance pour espérer faire un petit peu mieux. En effet, je me suis présenter au départ avec un peu plus de kilomètres que l'année passée mais avec moins de sorties en dessus des 100 kilomètres.
Episode 3 : L'Etape Sanfloraine (14 août)
Ne voulant pas rester sur ma déception de la Pierre Chany, je décide de participer au petit parcours de l'étape Sanfloraine qui compte 114 km et 2000 mètres de dénivelé. Les concurrants des deux parcours sont libérés en même temps et je remonte assez rapidement sur la tête de course. Les deux premières bosses se montent à une allure moyenne. Je me fais une petite frayeur dans la descente de Chaudes Aigues avec un petit passage dans la bas côté. Le rythme s'accélère dans la montée qui suit le village mais je parviens à accrocher le bon wagon, ce qui me permet de bien récupérer pendant que les autres s'emploient pour revenir. Je fais la descente vers le pont du trémoul avec deux autres mecs, ce qui me permet de bien attaquer la montée sur Pierrefort où Papa m'attend avec les bidons. Ravitaillement parfaitement réalisé : on commence à être bien rodé avec le coatch ! Les choses sérieuses commencent dans la traversée du village où ça attaque de tous les côté. Je manque de peu les bonnes roues et je me retrouvent dans un troisième petit groupe. Au sommet de cette dernière difficulté majeure, les parcours se séparent et on y voit un petit peu plus clair. Il sont trois en tête à une petite minute et dernière on commencent à s'organiser pour rouler. Tous le monde passe : ça fait plaisir d'autant plus que devant il ne sont plus que deux suite à une crevaison. A une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, on est un petit groupe de 10. Le final est tortueux et à la faveur d'une petite bosse, je m'extirpe du groupe avec deux coureurs. On reviens sur le second et nous sommes alors 4 pour la seconde place au pied de Saint-Flour. Un mec attaque à 500 mètres de la ligne. Je tente de revenir et j'ai l'impression que j'ai fais le trou sur mes pousuivants mais une petite erreur va me coûter la troisième place et la victoire dans ma catégorie. En effet, à 150 m de la ligne, je passe le grand plateau, ce qui crée un petit temps mort parfaitement exploité par mon adversaire qui me double sur la ligne. Dommage ! Je termine donc 4e au scratch et second de ma catégorie à 1 minute de la tête.
Episode 4 : Week-end vélo autour de l'Aigual (27 et 28 août)
En ce dernier week-end du mois d'août, je me suis donc concocter un petit week-end vélo dans les Cevennes où j'ai biensûr fait suivre le coatch Didier. Au programme : un contre-la-montre de 27 km le samedi autour de Lanuejols, un petit village à 10 km de Meyrueis et la midi libre cycl'Aigual (112 km et 2100 m de dénivelé) le dimanche.
Ce contre-la-montre, suport du championnat de france masters et du championnat régionnal du Languedoc-Roussillon fut pour moi l'occasion de me comparer aux meilleurs vétérans français ainsi qu'aux meilleurs coureurs régionnaux. C'est avec un temps hivernal (à peine 10°C, du vent, quelques gouttes) que je m'élance sur le parcours. La première partie est plutôt roulante avec vent de face et la seconde est plutôt vallonée avec vent dans le dos. Les concurrants s'élancent toutes les minutes et je suis le second à partir. Papa me suis avec les roues à porter de mains en cas de problème. Je reviens rapidement sur le premier et je me retrouve derrière la voiture ouvreuse. Dommage que ce ne soit pas un triathlon ! Je boucle les 27 km en 41'09" à un peu plus de 39 km/h de moyenne, ce qui me positionne à la 33e place du scratch. Je suis plutôt satisfait de ce chrono réalisé sur un vélo traditionnel (avec uniquement l'ajout d'un prolongateurs) et sans entraînement spécifique. Je pense néanmois que j'aurais pu aller un peu plus vite avec un peu plus de concentration. Je tourne à 178 pulsations par minutes et je pense avoir quelques pulses de marges. Cependant, une des grande difficulté de ce genre d'exercice c'est de rester énormément concentré de la ligne de départ à la ligne d'arrivée ce qui n'est pas si évident.
Petit bilan :
Je termine :
à 4'06" du 1er au scratch (35-40 ans)
à 2'52" du 1er 30-35 ans
à 3'11 du 1er 40-45 ans
à 3'26 du 1er 45-50
devant les champions de France 50-55, 55-60, 60-65 et 65 et +
à 1'57" du champion régional sénior
à 1'34" du champion régional espoir
à 55" du champion régional junior
Le dimanche, je prenais donc le départ de la midi libre cycl'aigual à Meyrueis. Afin de donner à chacun sa chance, les départs sont échelonnés. Je m'élance alors avec 5 minutes de retard sur les plus de 60 ans et 2 sur les plus de 40 ans. Comme vous pouvez l'immaginer, cet handicap temporel est propice à un départ canon. En effet, ça part très vite pour revenir sur la tête de course le plus rapidement possible. On rattrape une bonne partie de nos aînés dans la monté du Perjuret à laquelle succède la descente sur Vébron. Dans le village, on prend une petite route particulièrement difficile avec des passages à plus de 10 %, autant dire que ça écrème dur! Je ne parviens pas à rester avec les meilleurs et je bascule au sommet avec quelques mètres de retard sur un groupe de 5. Je suis en compagnie d'un mec de mende et on s'emploie pour revenir contre le vent et sur de long faux plats plutôt usants. On y parviendra qu'avec l'aide de 4 gars qui reviennent de l'arrière. Lorsqu'on repasse dans le village de Meyrueis, on est alors une dizaine de coureurs et devant il y a encore quatre mecs de plus de 40 ans. Dans la montée vers Lanuejols, deux coureurs s'extirpent du groupe qui s'étirent fortement. Au sommet, je me retrouve dans un petit groupe de quatre. Juste après que Papa m'est ravitaillé, on est toujours 4 pour attaquer la montée de l'Aigual. On bascule au somment à trois et on revient sur un bonhomme dans la descente. On arrive à 3 pour la 6e place. J'essaye de surprendre mes adversaires en prenant quelques mètres dans le village où il faut enfiler deux virages à angle droit avant une ligne droite. Ma stratégie a presque fonctionnée mais malheureusement la ligne droite fut un peu trop longue et je me fais une nouvelle fois sauter sur la ligne, manquant par la même occasion la victoire dans ma catégorie. Je prends cependant une superbe 8e place au scratch pour conclure ce week-end cévennol.
Libéré de mes obligations professionnelles, j'ai pu cette année prendre le départ du triathlon CD de Langogne-Naussac, distance que j'affectionne tout particulièrement par rapport au Sprint. Encore une fois, j'ai eu la chance d'avoir beaucoup de monde pour m'encourager tout au long du parcours. En espérant n'oublier personne : Papa et Maman, Pierre et Mémé Jeanine, Pipou et Manon, Lili et ses résidants de Laval-Adget, Luc et sa petite soeur Gaëlle, Tonton et Agnès, Tata Kéké et Tata Mimie, les petits Gayes et les petites brunes, M. le Maire de Fontane, Nadine et Jean-Luc ("le allez Benjamin de Auroux"), Michel et Domi, Sylvia et Didier, les organisateurs de Langogne, mes collègues de club que j'ai croisé sur le retour de la course à pied, Marlène et Pierre, Michel (mon copain d'entraînement estival) sans oublier la pauvre Sandra qui après avoir fait tout ce qu'elle pouvait pour se faire remplacer a loupé mon arrivée. Si j'avais su, j'aurais un peu ralenti sur la fin !
Sur place à 10 heures, j'ai pu regarder la course du matin. Une eau à 16 degrès, un air tout juste à 10, un fort vent du Nord, des vagues : bon courage Mesdames et Messieurs les triathlètes ! C'est ainsi qu'après avoir connu la canicule millavoise (les habitants de Milliau s'appellent les millavois), Pierre (un copain cantalou) termine son deuxième triathlon sous l'automne langonnais.
A 12h30, c'était autour d'Idy de s'élancer sur la course enfant transformée en duathlon à cause de la température de l'eau. Très heureux de ne pas avoir à se mettre à la flotte, Didou prend un départ canon pour boucler la première course à pied à la troisième place. Après une transition un peu cafouillée, il s'élance sur le parcours vélo dans le gros du peleton. Malheureusement son manque d'entraînement ! ... euh non pardon, son vélo un peu moins performant ! le fait un peu dégrimgoler dans le classement. Il finit cependant au courage et il reviendra plus fort l'année prochaine, j'en suis sûr.
Quant à moi, pas le temps de voir Idy s'écrouler sur la ligne d'arrivée. J'installe rapidement mes affaires dans le parc à vélo et je pars m'échauffer une vingtaine de minutes histoire de me réchauffer un peu et de me concentrer. Petit exercice de contorsion pour enfiler la combinaison et me voilà plonger dans une eau à 16 degrès à attendre le coup de siffler libérateur.
Je pars assez vite, histoire de ne pas connaître la même mésaventure du lac du Bouchet. Je me retrouve rapidement parmi les tous premiers dans une eau particulièrement difficile à nager. Je réalise un bon premier tour avant de faiblir un peu sur le second où je me fais rattrapper par 5 ou 6 nageurs que je garde en visuel jusqu'à la sortie de l'eau. Durand la remonté vers le parc, j'endends une voix qui me crie :
- Ca va... ! Tu ne veux pas un café non plus !
J'apprendrai à la fin de la course que c'était Lili qui trouvait que je ne courrais pas assez vite !
Je m'élance sur le parcours vélo que je connais par coeur aux alentours de la dixième place. Je remonte rapidement sur une poigneée de concurrants dans la montée de la Valette dont je sais qu'elle passe sur le grand plateau. La suite du circuit est très roulante mais il nous faut lutter contre un fort vent de face jusqu'au Moulin de Chirac. Je double le 3e un peu avant le 15e kilomètre juste avant de faire rattrapper par un mec qui roule assez fort. Je me calle 10 m derrière lui. On rattrappe le second à une grosse dixaine de km de l'arrivée. Je perds progressivement le contact de mon prédécesseur et je rendre dans le parc à vélo à la troisième position à 3 minutes de la tête.
Dès le début de la course à pied les sensations ne sont pas terribles avec des douleurs aux tibials antérieurs qui sont à la limite de la crampe. Je me fais doubler ou plutôt déposser par Loïc Michel, le vainqueur du Bouchet un peu avant les 2 km de course et je comprends que le podium s'envole. A la mi-course un autre concurrant me rattrappe. J'essaye de me caler dans son rythme mais je suis fortement entammé et je le laisse partir lui aussi. Au retour, je croise des mecs comme Eric Charitat ou Benjamin Dupain que je sais plus fort que moi à pied. En effet, ils sont bien plus forts, en tout cas c'est l'impression qu'ils me donnent. Heureusement, j'ai le bénéfice du chrono et je résiste bien pour conserver ma place dans les 5 premier puisque le 6e est relayé à plus d'une minute.
Je réalise donc mon premier top 5 sur un triathlon courte distance ce qui me satisfait amplement... pour l'instant !
Après quelques jours d'angoisse, habité par la peur de devoir passer l'été dans le plâtre, j'ai pu prendre le départ du triathlon courte distance du lac du Bouchet ce dimanche, deux semaines après ma chute à VTT. La pluie fait sont apparition à quelques minutes du départ avant de nous épargner durant toute la course, nous offrant ainsi une météo idéale et une route sèche, histoire d'envoyer tranquilement sur la partie vélo !
Alors que je fais quelques aller-retour pour m'échauffer dans l'eau, je percute tête contre tête un autre concurrant : BOOM !
- Désolé !
- Pardon, pourtant, on ne peut pas dire qu'il manque de place !
- C'est sûr, faut croire que les triathlètes aiment bien se nager les uns sur les autres !
Le départ est donné sur le coup de 14h30. Je manque complêtement mon début de course et je me retrouve au milieu de nombreux nageurs, dans l'impossibilité de bien m'orienter vers la première bouée où je dois affronter les embouteillages. Pourtant, je sais qu'il est très important de partir vite pour bien virer à la première bouée et essayer d'accrocher le sillage de nageurs un peu plus rapide. Ce manque de concentration et de vigilence va me coûter cher. En effet, je me retrouve dans une sorte de faux rythme durant toute la partie natation où je ne parviens pas à poser ma nage. Je sors de l'eau à la 25e position.
Après une transition éclair où je sors 16e du parc à vélo, en partie gachée par un départ galère où je m'y prends à plusieurs reprises pour m'élancer pieds nus sur mes nouvelles chaussures, me voilà parti à la chasse aux cyclistes. Frustré de ne pas avoir pu exploiter mes progrès réalisés cet hiver en natation, je réalise une première moitié de vélo rapide sur des routes que je connais par coeur. D'ailleurs, dans les premiers lacets de la côte de Saint-Haon, j'aperçois au loin la moto ouvreuse. Mais je vais payer mon départ rapide dans la montée en perdant du temps sur les premiers. Je relance bien au sommet pour rester au contact de Benjamin Dupain de Drancy triathlon dont je connais le niveau à pied. On arrive tous les deux au parc à vélo à la 5e et 6e place et je signe au passage le 6e temps vélo.
Je m'accroche les deux premiers kilomètres avant de perdre progressivement du terrain. Les raisons me semblent plus musculaire que cardiaque. J'ai en effet les les muscles tibials antérieurs (devant du mollet) complètement tétanisés et mes pieds frappent le sol lourdement à chaque pas. Je n'arrive pas du tout à amortir mes foulées. Deux triathlètes de Valence me rattrappent puis deux d'Issingeaux au niveau du bouclage. Nous sommes alors 5 pour la 6e place. Malheureusement je ne parviens pas à accrocher ces courreurs dans la bosse. Je termine seul et sauve ma dixième place pour une poignet de secondes.
J'éprouve un sentiment mitigé à l'issue de ce triathlon. Je suis d'un côté très satisfait d'avoir pu participer à ce triathlon après ma chute. Cependant, ma natation me laisse quelques regrets car je pense qu'avec deux minutes de moins, j'aurais pu un peu mieux gérer mon vélo et revenir au parc parmi les tous premiers. Oui, mais avec des scis on scie des planche comme l'on dit ! Petite consolation : avec les 13e et 42e place des copains de Clermont Bertrand et Stéphane, on termine 4e équipe.
Enfin, je remercie tous mes suporters qui m'ont permis de monter sur le première marche du podium au niveau des encouragements. Merci à Papa et Maman, Mémé Jeanine et Pierre, Lili et Luc, Régis et Thérèse, Nadine et Jean-Luc, Pierre et Manon et Sandra, la fille qui court plus vite que les triathlètes !
Photos à venir...
Il y a une semaine, je m'alignais au départ du triathlon outdoor de Milliau, pour la première année au programme des Natural Games. Au menu : 800 mètres de natation en entrée, 30 km de VTT avec pas moins de 1000 mètres de dénivelé positif comme plat de résistence et en guise de désert un trail de 10 km comptant 500 mètres de dénivelé. Malheureusement, je n'aurais pas le plaisir de goûter au dessert. Dommage car je ne manque pas d'entraînement en la matière et je pense même être plutôt pas mauvais...
Plus sérieusement, après une natation correcte et une transition plutôt laborieuse, j'enfourche mon vélo aux alentours de la 10e position. Le premier tiers du parcours vélo plutôt difficile me permet de revenir sur quelques concurrants (individuels et en équipes) même si le terrain sec et mes pneux en mauvais état me contraignent à tirer des braquets assez importants. Le deuxième tiers est roulant mais mon manque de technique en VTT, mes pneux surgonflés (pour éviter les crevaisons) et mon vélo semi-rigide ne me permettent pas de rester au contact de deux concurrants. J'aborde donc la redescente sur Milliau seul. Cette dernière est très technique, caillouteuse et raide (du moins pour moi !), mes mains sont moites et de plus en plus tétanisées par les secouses. Malgré tout, je prend progressivement conscience et c'est là que je me retrouve sans trop savoir comment propulser dans le décors. Je me relève aussitôt, remonte sur mon vélo. Mon poignet droit est douloureux mais je me dit que c'est bientôt fini et que ça ira mieux en course à pied. Malheureusement, je crève 1 ou 2 kilomètres plus loin. Je décide de réparer mais mon poignet endolori ne me le permet pas. Je me mets alors à courrir avec mon vélo mais mon pneu desjante. J'essaye alors de porter ce dernier mais je n'y parviens pas, mon poignet me fait vraiment trop mal. La pression retombe alors progressivement. Mon poignet me fait de plus en plus souffrir, je m'aperçois que j'ai le genoux gauche qui a doublé de volume et je me m'ai à penser à mes objectifs futurs fortement compromis.Je rendre tranquilement au parc à vélo où Charlotte commence à s'impatienter sérieusement en portant mon vélo comme je peux.
- "Allez Benben, allez Benben".
- "J'suis tombé, j'ai crevé et j'crois que je m'suis casser le poignet", j'explique les larmes aux yeux.
Je lis sur les visages de Charlotte et Marlène autant de déception que moi. Alors que Charlotte m'aide à ranger mes affaires, Pierre et François en terminent avec le VTT.
- "Quoi, tu es déjà arrivé ?", s'étonnent-ils.
- "Non, non, j'suis pas parti".
- "A mince".
Après une petite pause café, les deux frères s'élancent sur la partie course à pied pour terminer leur premier triathlon. Bravo à tout les deux car il y a plus simple comme entrée en matière dans la discipline. Et puis tant pis pour mon désert car je crois qu'ils en ont bien bouffé... euh mangé pour moi.
Quant à moi, Charlotte m'accompagne aux urgences. Les radios ne révèlent pas de fractures et "pas de fractures + urgences = entorses". Je pense que c'est finalement moins grave que cela et qu'il s'agit plutôt de contusions.
J'ai repris le vélo et la course à pied en fin de semaine. Mon poignet m'handicape encore légèrement à vélo mais je pense que je serai rétablit pour le triathlon du lac du bouchet de dimanche prochain.
Le dimanche 12 juin dernier, j'ai participé à mon premier triathlon de l'année. Il s'agissait de la 10e édition du triathlon de Saint-Rémy sur Durolle organisé par mon nouveau club de Clermont Triathlon.
Après une semi-reconnaissance du parcours vélo le samedi matin (semi car je me suis un peu perdu !), j'ai aidé à mettre en place le site l'après-midi. Chargé de l'installation des bouées, j'ai bien essayé de négocier pour enlever quelques mètres mais bon !
Le samedi soir, tout est près. Il n'y a plus qu'à bien manger (enfin doucement quand même Benben sur les tartes aux pommes !) et a bien dormir (dur, dur au sens figuré comme au sens propre quand il s'agit de dormir à même le sol !).
Dimanche, levé à 6h30. Je commence une longue matinée de stress car mon départ n'est qu'à 13 heure. Déjeune ? Déjeune pas ? Trop tôt ? Pas trop tôt ? Non, non pas les pains au chocolat Benben ! Les questions se bousculent dans ma tête. Finalement je déjeune avant de grignoter toute la matinée à chaque fois que je passe PAR HASARD devant la table de ravitaillement.
De 9 heure à 10 heure, je suis chargé de sécuriser la course enfant en combi. Nous sommes trois et j'évite au maximum de me mouiller. Merci les collègues ! Déjà que la combi est pénible à enfiler sèche alors mouillée.
Le départ se profile tout doucement. Je pars m'échauffer une vaingtaine de minutes. A mon retour au parc à vélo, je croise Charlotte qui m'a apporté quelques supporters.
- T'es stressé Benben ?
- Ouè, trop ! Tu peux me fermer ma combi s'il te plait ?
Il est 13 heures, le départ est donné dans l'eau et je me précipite tant bien que mal pour bien virer à la première bouée. Ensuite, je me fais doubler et j'essaye d'accrocher les pieds. Après avoir manquer de peu le sillage d'un nageur qui m'aurait fais sortir un peu plus tôt, je mène un petit groupe de quatre durant une bonne partie. Dur, dur de lever la tête !
Je sors de l'eau aux alentours de la 10e place. Les heures passées à nager commencent à payer même si le retour à l'horizondale s'avère compliquer. Je trantaille un peu et je manque presque de partir à vélo avec mes lunettes de natation !
Dans les premiers kilomètres vélo, je me fais doubler par un avion. Dossard noir, c'est le mec à accrocher mais çà va un peu trop vite pour moi. Durant les 20 premiers kilomètres, je reviens sur des gars qui sont dans leur deuxième tour du LD (Longue Distance) mais aucun dossard noir à l'horizon. Alors que je cherche ces fameux dossards noir à l'avant, c'est de l'arrière que je vois revenir deux gars de ma course. "Réveille-t-toi mec", je me dis. Je me cale tranquilement à une dizaine de mètres de ces derniers. On rattrappe Marion Lorblanchet qui terminera première féminine. Au kilomètre 30 la route tourne sur la gauche et on commence la portion que je n'ai pas reconnue. Je perds doucement mais sûrement de la distance sur Romain Daumas de Vichy triathlon. Je ne l'ai bientôt plus en visu. Dommage, la connaissance du parcours m'aurait sans doute permis de m'accrocher sur cette portion difficile car la fin de parcours est plutôt roulante. J'arrive au parc à vélo avec le deuxième mec qui m'a rattappé à la 7e position.
Après une bonne transition, un petit gel, un coca et quelques encouragements, je m'élance sur la partie course à pied à la sixième position. Après un début difficile sur une route en faux-plat montant, j'accélère progressivement pour réaliser une bonne fin de course. Je réalise le 6e temps à pied à moins de trois minutes du 1er temps réalisé par le second de l'épreuve qui n'est autre que l'avion qui m'a déposé au début du vélo.
Au final, je suis complêtement satisfait de ce premier triathlon bâti sur une natation plus que correcte, un vélo prudent et une course à pied qui commence à revenir. Un grand merci à mes supporter Charlotte, Marlène, Yannis, Pierre et particulièrement à Thomas qui a pris de superbes photos (Voir album photo).
C'est en effet dans l'optique de me rassurer que je décide de m'aligner au départ du trail de 10 km du Merrell Oxygen Challenge au Lioran. Après une reprise difficile en course à pied, je souhaite un peu mesurer mes sensations à l'approche de mon premier triathlon de l'année. A mon arrivée sur le site, coatch Yoyo (un copain cantalou) m'a déjà inscrit et il me donne mon dossard :
- "Voilà Benben, tu n'as plus qu'à courir maintenant !"
- "Merci mon gars !"
Je m'échauffe une vintgtaine de minutes puis je me faufile entre les participants pour venir me positionner aux avant-postes. Le speaker nous libère à 12h15 et nous voilà parti pour une dizaine de kilomètres escarpés. Très vite un homme s'échappe. Je m'accroche à un deuxième mec puis je luei laisse prendre quelques mètres, soucieux de ne pas me mettre trop vite dans le dur. Je garde les deux hommes en visu durant les 2,5 premiers kilomètres qui sont montants. A l'entame de la descente, je perds vite mes adversaires de vue. Dommage ! Il aurait peut-être valu le coup de s'accrocher pendant cette première partie de course. J'essaye de rester concentré pour ne pas trop m'endormir. La longue descente est entrecoupée par une portion de route. Peu après cette dernière, je suis déséquilibré et je ne peux éviter la chute. Je me relève vite, la hanche bien endolorie et je repars en boitillant. Le chemin s'éclaircit un peu et j'aperçois un petit groupe qui me colle aux fesses.
- "Ils sont pas loin, ils sont pas loin !"
- "Mes fesses oui, ils sont très loin !"
En revanche quand c'est moi qui arrive au loin, les autres sont en effet pas loin. J'aperçois deux ou trois mecs à mes trousses et j'essaye d'accélérer un peu le rythme sur la fin du parcours qui est montante. Les derniers kilomètres sont communs avec le circuit de 21 km. Je double pas mal des traileurs mais aucune trace de mes deux accolites. Derrière, je pense que j'ai fais le trou.
Enfin, je commence à entendre le rugissement des haut-parleurs : la station approche. J'arrive tel un guerrier, la main en sang et le tee-shirt sali par la terre. Je suis troisième à deux minutes du premier et à une minute du second. Il aurait peut-être valu le coup en effet de s'accrocher dans les premiers kilomètres.Tant pis !
A peine la ligne d'arrivée franchi, une voix me murmure:
- "Je dois vous suivre pendant deux heures avant de vous apporter au contrôle anti-dopage."
Non non, je ne rêve pas, une jeune fille est chargée de me surveiller pendant deux heures avant de m'accompagner au contrôle anti-dopage pour une prise de sang. Pour information, la prise de sang doit s'effectuer au moins deux heures après la course car à l'arrivée, on serait tous positif, je pense pour des raisons hormonales.
- "Bon bé d'accord."
- "Qu'est ce que vous voulez faire ?"
- "Pour commencer, j'aimerais bien aller à l'infirmerie pour désinfecter ma plaie, puis j'irai bien récupérer un peu.."
- "En courant !"
- "Euh oui... Enfin non... Euh d'accord... Bon bé c'est pas grave, je récupérerai cette nuit."
Premier contrôle anti-dopage. Ouf, heureusement que j'ai pas pris ma cuillère de pollen ce matin ! Si jamais, cela vous arrive, n'essayez pas de refuser car vous risquerez d'être déclassé (bon ça à la limite c'est pas grave) mais surtout d'être interdit de compétition pour une durée indéterminée. A notre niveau, du moins au moins au mien je trouve ça triste surtout qu'entre nous ils auraient mieux fait de contrôler les premiers de 70 km... Non Monsieur le doc? Bon ok, ça fait pro, c'est marrant à raconter mais sérieusement qui se doperait pour gagner "le cadre du Cantal". Peut être toi Yoyo !
Bref, revenonssant à la course. Me voilà rassurer sur ma course à pied même s'il faut relativiser ce bon résultat. En effet, les bons étaient plutôt engagés sur les distances supérieures mais cependant un podium ça fait toujours plaisir même pour gagner un cadre du Cantal ! Par contre, jma chute me laisse comme souvenir un hématome assez important sur la hanche qui va m'empêcher de courir jusqu'à la fin de semaine. A quoi bon être rassuré alors ? Je fais finir par penser que je suis un gros boulet maladroit à force. Sérieux, pas réussir à tenir debout sur ses jambes !
Nous somme le lundi 30 mai, je suis à l'entraînement avec les copains du club et j'entends des "walko" sortir de nombreuses bouches.
- "walko" vous dites, c'est quoi ce truc ?
- C'est une cyclo à côté de Vichy, jeudi matin.
- Une cyclo, jeudi, ouè, pourquoi pas.
Pour la petite histoire, Roger Walkowiak est un ancien vainqueur du tour de france en 1956.
Et jeudi matin, me voilà parti pour Vichy pour m'aligner au départ du petit parcours de 113 km. Je récupère mon dossard, je jette un coup d'oeil sur le parcours puis j'enfourche mon vélo après deux semaines d'interruption : voilà la définition d'une course à l'arrache ! A 9 heure, les cyclistes des deux parcours sont libérés en même temps et je me lance dans une petit slalom pour remonter sur la tête de course. C'est au prix d'un petit effort superflu qui me coûte au passage quelques mots doux que je viens me positionner parmis les 20 premiers du peleton.
Km 30, dans la deuxième bosse de la matinée (2 km), une poingnée de coureurs se fait la male sous mon nez. Je me dis alors que j'ai encore loupé le bon coup mais je suis loin d'imaginer le calvère qui m'attend.
Km 40, la pente s'élève à nouveau pour 5 bons km. Le groupe explose et je me retrouve rapidement à l'arrière, les jambes tétanisées. J'ai l'impression d'être Bob l'épauge chargé d'acide lactique. Je bascule au sommet à quelques longueurs du groupe qui semble se reformer mais je n'arrive pas à rentrer. Je ne vois personne dernière et je m'emploie pour recoler pendant une dizaine de km mais je reste bloquer à une grosse centaine de mètres. Soudain, je me fais déposer par un second groupe. Je m'accroche 500 mètres puis je me retrouve à nouveau seul au monde. Je n'arrive même pas à accrocher un mec qui s'arrête pour pisser.
Km 60, j'attaque l'avant dernière bosse de 5 km tout seul. Après deux km, je commence à me faire rattraper par des petits groupes de deux ou trois unités:
- Accroche-toi mec.
Ils sont sympas ces cyclistes mais malgré toute ma volonté, je suis collé à la route.
Km 65, je relance comme je peux pour revenir sur la dizaine de gars qui me m'ont pas attendu dans la montée. J'y parviens grâce à quelques virages techniques et je me motive pour rester dans les roues.
Km 80, après 15 bornes de descente, la route s'élève pour la dernière fois de la matinée et je suis à nouveau planté, les jambes tétanisées. Et me voilà encore tout seul.
Km 90, un groupe d'une vingtaine de gars me rattrappent. La fin du parcours est roulante, ce qui me permet de rester dans les roues pour rallier l'arrivée où je suis bien content d'en terminer.
Résultats : je ferme la marche (52e) du groupe qui arrive pour la 35e place à un peu moins de 14 minutes de la tête. Voilà une course qui remet les idées en place après deux semaines sans vélo. Aller, à l'entrainement Benben !
Le dimanche 8 mai dernier, j'étais au départ de la Lozérienne à la Canourgue. Au programme de la matinée : 88 km sous un bon soleil, histoire de descendre et de remonter dans les georges du tarn. Après une boucle de 3 km, plus dangereuse qu'autre chose, effectuée dans le village, le départ réel est donné au passage sur la future ligne d'arrivée. Les premiers kilomètres sont légèrement montants et les habitués partent vite. Fort de mes expériences capitalisées l'été dernier, je reste dans les premières places du peleton afin de ne pas avoir à reboucher les trous par la suite car le cycliste compte tojours sur les autres ! Ca roule par à coups jusqu'à la descente sur Saint-Ennimie que j'effectue aux avants-poste afin de ne pas être gêner. Ensuite ça temporise, on enlève les vestes, les manchettes, on mange un petit gel, on boit on petit coup ! Puis quelques coureurs lancent quelques accélérations par ci par là. Je suis très vigilent et je restent dans les premières places. Peu avant le 40e kilomète, une poignée de coureurs prend quelques mètres. Je manque de peu d'accrocher ce petit groupe. Frustré, je me mets à rouler comme un bourrin comme si avoir 5 courreurs à quelques mètres devant moi était la fin du monde. Quoi qui l'en soit, j'amène le peleton pendant une dixaine de bornes. Je m'obstine tant que j'ai le groupe dans ma ligne de mire. Le triathlète ne réfléchie pas... Euh pardon, Benben ne réfléchie pas ! Au bout d'un moment je finis par m'écarter.
- "C'est dur tout seul !" je lance à un cycliste mendois qui croise mon regard.
- "C'est sur mais il fallait pas rouler là, c'est encore long et c'est dur les Vignes. Tu connais pas ?"
- "Si ! euh... enfin, je crois !"
Je retombe tout à coup sur mon vélo et je m'aperçois de mon erreur. Ca va être dur !
On arrive au pied de la montée des Vignes et je me reve collé à la route dès les premières rampes. "Merde, quel c.. que je suis !". J'ai roulait pendant 10 km à plus de 180 pulsations par minutes et mon coeur semble bridé à 175. Je me fais doubler de tout les côtés et je me retrouve aux alentours de la 30e places. Néanmoins, je retrouve petit à petit mes jambes et je rattrappe des mecs sur la fin de la montée. Je bascule avec trois autres gars que je ramène sur un autre petit groupe. Je me cale dans les roues. On reviens à nouveaux sur un groupe. Dans l'ultine descente sur la canourgue, je reviens sur un dernier groupe au prix du descente menée tambours battant. j'arrive pour la 11e place et je me classe finalement 15e à 4'05 de la tête de course.
En résumé, je suis surtout déçu mais l'objectif de cette course était surtout de retrouver le chemin de la compétition avant mes premiers triathlons où je serais seul et où je n'aurais pas besoin de réfléchir... Enfin presque !



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